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Historique
Le premier contact entre le Spéléo-Secours Français (SSF) et le Liban
a lieu le 7-5-1983, suite à une correspondance envoyé par Pierre Rias
directeur du SSF à Ahmed Malek, président du Spéléo Club du Liban (SCL).
En 1991, la Fédération Française de Spéléologique (FFS) a assuré aux
membres du SCL un stage de formation spéléologique de 7 jours dont 3 consacrés
aux techniques de secours. Entre 1993 et 2000 le SCL a effectué des manœuvres
de Spéléo-Secours sur le terrain, dont une qui s’est transformée en exercice
réel, un coéquipier ayant subi une chute.
En
1997, et dans le cadre du 12ème Congrès International de Spéléologie en
Suisse, un Stage International de Spéléo-Secours de 10 jours est organisé
par le SSF en Haute Savoie en juillet et août. 3 spéléologues libanais
y participent : deux membres de l’ALES (Fady Beaino et Badr Jabbour-Gédéon),
un membre du SCL (Fady Aboujaoudé).
Grâce aux contacts réalisés par 2 membres de l’ALES (Badr Jabbour-Gédéon
et Dany Khalaf, se trouvant alors en France) avec l’organisme du Spéléo-Secours
Français (SSF), une correspondance électronique a été envoyée le 16 août
1998 par Christian Dodelin président du SSF, proposant l’organisation
d’un stage secours au Liban entre les dates du 27 août et du 5 septembre
1999. Une copie de la correspondance a été envoyée aux clubs libanais.
En automne 1998, 2 spéléologues de L’ALES (Badr Jabbour-Gédéon et Dany
Khalaf) ont participé à un exercice régional organisé par le SSF dans
le gouffre du Libanais à Flaine, France. Le blessé fictif se trouvait
à une profondeur de 200m.
En Mai 1999, 25 membres de l’ALES ont suivi un Stage de Secourisme de
14 heures « Gestes d’Urgence » organisé par le Département d’Enseignement
du Premier Secours de la Croix-Rouge Libanaise.
Le
1er Stage National de Spéléo-Secours qui a eu lieu à Mnaitra
(Liban), du 26 Août au 5 septembre 1999, a offert l’opportunité à tous
les clubs libanais de travailler à l’échelle nationale. 37 adhérents y
ont participé : 19 spéléologues de l’ALES maîtrisant les techniques
verticales, 5 spéléologues du Groupe Spéléologique de Wadi Al Arayech
(GSWA), un spéléologue du SCL à titre privé, un secouriste de l’Equipe
du Premier Secours de la Croix-Rouge Libanaise, 3 cadres de la Réserve
Afqa, ainsi que 7 membres et amis de L’ALES qui ont assuré le secrétariat
et l’intendance. Ce stage a aussi mis à pied d’œuvre un accord tacite
entre les autorités locales intéressées au domaine de secours : l’Armée
Libanaise, la Défense Civile, L’Equipe du Premier Secours de la Croix-Rouge
Libanaise, la Gendarmerie et l’Equipe du Spéléo-Secours Liban. A la fin
du stage, l’équipe constituée parvient à gérer une évacuation dans une
cavité de 100 à 200m de profondeur.
Du
7 au 14 Novembre 1999, 5 spéléologues de l’Equipe Spéléo-Secours Liban
(Badr Jabbour-Gédéon, Fady Beayno, Dany Khalaf, Rony el Hawa et Fady Semaan)
ont participé au Stage International de Spéléo-Secours – Haute Garonne
– Pyrénées, France. Ce stage est organisé par Bernard Tourte (Buldo) et
toute une équipe de moniteurs comprenant 4 espagnols et 5 français.
Les pays participants sont au nombre de sept : Liban, France, Espagne,
Croatie, Canada, Bulgarie et Belgique. Le stage s’est effectué à Arbas
dans le fameux Réseau Trombe «la Coume Hyouarnède » (le plus grand
développement de France (100 Km).
En Mars 2001, 25 membres de l’ALES ont participé au Stage Survie et
Secours sur Neige organisé par le Département d’Enseignement du Premier
Secours ainsi que l’Equipe du Premier Secours de la Croix-Rouge Libanaise.
Du
24 au 27 Mai 2001, 3 spéléologues de l’Equipe Spéléo-Secours Liban (Badr
Jabbour-Gédéon, Dany Khalaf et Michel Mansour) ont participé au Stage
National Assistance Victimes 2001 à Saint Alban en Ardèche – France, organisé
par Eric David, conseiller technique national (CTN) et cadre au SSF, avec
la participation des instructeurs du SSF et de la Commission Médicale
(COMED). Au total 15 participants français et libanais.
De
4 au 11 Novembre 2001, 4 spéléologues de l’Equipe Spéléo-Secours Liban
(Badr Jabbour-Gédéon, Fady el Hawa, Ghada Salem et Joseph Tabet) ont participé
au Stage International de Spéléo-Secours - Haute Garonne, Pyrénées, France.
Ce stage est organisé par Bernard Tourte (Buldo) et Jean Marc Gibelin
(Gibus) et toute une équipe d’instructeurs français. Les pays participants
sont au nombre de 6 : Liban, Belgique, Espagne, Mexique, Brésil et
Pologne. Le stage s’est effectué à Arbas dans le fameux Réseau Trombe
«la Coume Hyouarnède » (le plus grand développement de France (100
Km).
En Février 2002, 25 membres de l’ALES ont participé au Stage de Perfectionnement
Technique de Survie et Secours sur Neige organisé par l’Equipe du Premier
Secours de la Croix-Rouge Libanaise.
Depuis Janvier 1999 jusqu’aujourd’hui, les exercices secours et techniques se
font en moyenne de 6 fois par an dans les rangs des membres de l’ALES
et ceux qui désirent participer avec eux. |
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Les accidents
Les accidents recensés au Liban au niveau des clubs spéléologiques, depuis 1960
jusqu’au 2001, sont les suivants :
| Typologie des accidents |
Nombre des accidents |
| Chutes avec blessures, sans fracture |
5 |
| Chutes de pierres occasionnant des
blessures |
4 |
| Blocage par épuisement |
3 |
| Fractures |
2 |
| Rupture d’échelle (chute + blessure) |
1 |
| Rupture d’amarrage (sans conséquences) |
1 |
| Hypothermie (gérée et soignée) |
1 |
Aucun accident mortel n’a eu lieu.
Ce faible taux d’accidents depuis 42 ans s’explique par les mesures
draconiennes de sécurité qui sont appliquées dans tous les clubs et associations
libanais pratiquant la spéléologie. Mais cela risque de changer à cause
du désir croissant de la jeunesse libanaise de pratiquer les sports de
plein air et les sports dits extrêmes, et cela se faisant sans aucune
notion de sécurité élémentaire malgré l’effort de sensibilisation des
professionnels à ce problème. De plus, le matériel adéquat nécessaire
à ce genre de sport est disponible sur le marché libanais ce qui le rend
accessible aux non initiés.
Interventions réelles à l’échelle nationale
31/12/2000
Dans
le cadre d’une coopération tacite entre l’équipe de spéléologues formée
en spéléo-secours et les différentes autorités gouvernementales et ONG
(suite au premier Stage National de Spéléo-Secours au Liban, août septembre
1999 à Mnaitra), la Chambre des Opérations de l’Armée Libanaise avait
été avisée par la Défense Civile et la police de la région d’Amioun de
la présence d’un cadavre au fond d’un gouffre à Qalhat, Balamand. Le commandant
Khalil Helou de l’Armée libanaise ainsi que le commandant Bedran Zaidan
de la gendarmerie d’Amioun ont contacté, dans la nuit de la Saint-Sylvestre
(2000-2001) des membres spécialisés en spéléo-secours de l’ALES, pour
la récupération du cadavre.
Préalerte générale dans les rangs des spéléologues de L’ALES. Le lendemain
8 membres se rendent sur les lieux, parmi lesquels se trouvaient 2 archéologues,
guidés par la gendarmerie d’Amioun et les effectifs de l’Armée.
Entre-temps une préalerte du coordinateur de la Croix-Rouge libanaise
et de l’Equipe du Spéléo-Secours a été lancée.
Ce n’est qu’un puits de 5 mètres qui s’ouvre en contrebas d’une falaise
de quelques dizaines de mètres à Ouadi el Machaneq - Qalhat. L’entrée
du puits, de 1m, a été élargie artificiellement. Cette entrée mène directement
à un puits de 4,5m de profondeur. La base du puits est légèrement rectangulaire
et couverte entièrement de blocs. Deux membres de l’ALES, un archéologue
spéléologue et un biologiste spéléologue, sont engagés dans le puits pour
évaluer la situation.
Constat: le « cadavre » est en réalité un squelette disloqué.
La couverture en nylon d’un passeport libanais, des semelles élimées,
une ceinture en cuir signée YSL, des boutons de chemise, une montre Seiko
avec les aiguilles arrêtées à 10h30 avec une indication de la date du
jour (le 21), se trouvaient à proximité du squelette... Ainsi qu’une roquette
au milieu de la salle !!
Ce rapport a été donné à l’équipe de surface qui a annulé toute alerte.
L’équipe du fond a demandé l’intervention d’un spécialiste militaire
de déminage. Le dégagement de la roquette d’artillerie a été réalisé
par Joseph Safi de la gendarmerie d’Amioun.
Une documentation photographique et topographique détaillée du site ainsi
que du squelette a été faite. En ce qui concerne les ossements, la dépose
a été réalisée dans des sacs en plastique, d’une manière permettant au
médecin légiste de les reconstituer pour une étude et un examen éventuel,
afin d’en tirer toutes informations nécessaires sur l’âge de la personne,
les circonstances et la date du décès.
Rôle du gouvernement et des ONG
Le gouvernement et les ONG peuvent intervenir d’une façon directe
ou indirecte :
- Par la création d’accords gouvernementaux et bi-gouvernementaux qui
facilitent la participation des membres de l’organisme du Spéléo-Secours
à des stages locaux ou à l’étranger.
- Par l’affiliation d’une équipe paramédicale formée de médecins d’infirmiers
(projet en cours avec l’Equipe Médicale de l’Equipe du Premier Secours
de la Croix-Rouge Libanaise) et d’une équipe de désobstruction et de
dynamitage de l’armée qui suivra un entraînement spécial, (projet en
cours avec l’armée libanaise).
- Par la création de conventions entre l’équipe de Spéléo-Secours et
les autorités sensibilisées par le domaine de secours.
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